03/08/2011

Histoire d'une conversion

 

Septembre 2010, il y a une éternité...

 

Vidé par dix ans de bons et loyaux services dans l'associatif militant, anticipant peut-être la crise de la quarantaine, je décide de me consacrer intensivement à mon hobby le plus stable depuis l'adolescence: la photographie.

 

Comme le résume parfaitement ma moitié, depuis une vingtaine d'années, je faisais des photos, j'avais maintenant envie de faire de la photo.

 

Comme "photographe du dimanche", j'avais un certain succès: je soignais peut-être davantage mes compositions et mes lumières que monsieur tout le monde.

 

Au départ, pas de plan professionnel en vue: me faire plaisir, m'offrir le Leica dont j'ai toujours rêvé, prendre le temps nécessaire à un travail en profondeur et voir jusqu'où je peux aller.

 

Et me voilà un matin, sur l'épaule un M7 sur lequel est vissé un Noctilux (50 mm légendaire qui ouvre à...1), avec devant moi le temps nécessaire pour réaliser de bonnes images.

 

Et là, c'est l'angoisse.

 

Jusque là, pris dans une course folle, je me disais « ah si j'avais le temps, je sortirais jouer les Cartier Bresson ». Et soudain, alors que les conditions sont toutes réunies, je ne sais pas quoi photographier... ni même peut-être pourquoi photographier.

Je m'installe en terrasse avec une Westmalle Triple et un petit carnet Moleskine (wargh le cliché bobo...) que je noircis de questions (terriblement bobo également): Pourquoi faire de la photo? Est-ce une fuite? Un trompe-la-mort? Un espoir de reconnaissance? De qui? Qu'est-ce que j'ai à dire? Ai-je quelque chose à dire? Quelle pourrait-être l'utilité de mon travail photo pour les autres... et pour moi?

 

Je ne ferai pas de photo ce jour-là. Mais je n'ai pas perdu mon temps.  

 

Et me voici un an après. Une année consacrée entièrement à la photo: cours à l'Ecole de photo de la ville de Bruxelles, premières commandes de reportage et première exposition autour des habitués de la Brasserie Le Central à Jette.

 

Septembre 2011

 

Lundi, je commence un stage de trois semaines dans une agence photo: Photo News

 

Vivement lundi!

   

Écrit par Arnaud Ghys dans Actualité, Humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |